La veritable histoire de BB

Quelques infos en vrac ...

Famille
Pere: Louis Bardot dit
Pilou
Mere: Anne-Marie Mucel dite
Toty
Soeur: Marie-Jeanne dite Mijanou
~Son pere était poète et industriel. Il était surnommé Pilou. Brigitte dira de lui: "Mon pere etait un être exceptionnel. Il se balladait toujours avec une rose à la main, au cas où il rencontrerait une belle femme à qui l'offrir."
~Sa soeur était actrice, mais est maintenant dans les affaires avec son mari Patrick Bocheau. Elle vit aux Etats-Unis.
~Son fils, Nicolas, a eu deux filles, Théa et Anna , et vit en Norvege avec sa femme originaire de là-bas.

AMOURS
Elle s'est mariée 4 fois:
1952-1957 Roger Vadim
1959-1962 Jacques Charrier
1966-1969 Gunther Sachs
1994--- Bernard d'Ormale

Elle a notamment eu une histoire avec:
Sacha Distel
Gilbert Becaud
Sami Frey
Serge Gainsbourg
Jean-Louis Trintignant
Nino Ferrer
...

A PROPOS DE BRIGITTE
Taille : 1m67
Pointure chaussure : 36
Signe astrologique : Balance
Poids : 52 kilos
Mensurations : un journal anglais titra un jour en couverture "90-60-90"...
Cheveux : châtains
Yeux : noisette

*Elle est fumeuse.
*Elle est vegetarienne depuis 1962.
*Elle porte comme parfum Heure Bleue de Guerlain
*Elle a
un probleme de vue (de naissance) : son oeil gauche n'a qu'1/10e de vue.
Autographe:

 

Années 1930/1940

Naissance et petite enfance

 
Faire-part de sa naissance ecrit de la main de son pere

Nous sommes en 1934, Toty (la mere de famille) est chez elle, 5 rue Violet dans le XVe arrondissement de Paris, et attend patiemment que le petit bébé qu'elle porte daigne pointer le bout de son nez. Ce sera le 28 septembre 1934 que le petit être se décidera à entrer en scène ! Les deux parents, Toty et Pilou, espèrent l'arrivée d'un garcon...
A 13h20, la petite Brigitte, balance ascendant sagittaire, arrive au monde. Une petite rose d'automne, au lieu d'un petit chou !
"De cette déception, il m'est resté un caractère fort et la fragilité des gens qui arrivent à une soirée où ils ne sont pas invités." Petite fille, Brigitte préfère d'ailleurs volontiers les soldats de plombs aux poupées.
Deux semaines après sa naissance, le 12 octobre, elle est baptisée. Elle et sa maman entretiennent une relation fusionnelle, et, afin que sa femme ait plus de temps pour elle et "ne soit plus esclave de ce bébé", Pilou engage une nurse. A cette époque, la grand-mère maternelle a ramené une jeune femme d'un orphelinat italien. Elle s'appelle Marie et sera surnommée Dada par l'enfant. Très proche de sa nounou, Brigitte parle dès l'enfance un italien parfait !
Un jour, alors que tout ce petit monde se retrouve au restaurant, une "diseuse de bonne aventure" vient à leur table :
"Elle fit les lignes de la main à chacun et s'attarda plus particulierement sur celles de papa. 'Monsieur, votre nom fera le tour du monde. Il sera célèbre outre-Atlantique et mondialement connu !' Papa, ravi, pensait que les usines Bardot, qui etaient en plein essor, allaient enfin lui faire récolter les fruits du dur labeur familial [...] personne ne pouvait imaginer que ca serait moi, petite fille inconnue, qui confirmerait les dires "extravagants" de cette bohemienne en portant, tout au long de ma vie, ce nom qui ne m'a jamais quitté malgré mes nombreux mariages".
A trois ans, la petite Brigitte fait pour la premiere fois la connaissance de l'univers "medical" (qu'elle decouvrira différemment à l'age adulte pour des raisons plus tristes). Elle doit se faire opérer de l'apendicite. C'est encore vers sa nourrice qu'elle se tourne pour avoir la chaleure et l'affection dont un jeune enfant à besoin à ces moments. Ses parents ont un autre souci en tête: Toty attend un second enfant...
BB se retrouve seule dans sa chambre d'hopital, anesthesiée à l'ether; l'événement est si traumatisant qu'elle s'en souvient des decennies plus tard, lors de l'écriture de son autobiographie, avec precision :
"Je me souviens de ce monde terrible, tout blanc, inhumain. Je me souviens de ma terreur, de mon atroce angoisse, de l'impression d'abandon total et puis... plus rien. Je suffoquais... J'allais mourir !"
Elle livre ensuite ce qui ressemble à un élément de reponse sur son identification à la souffrance animale:
"Je pense aux animaux qui, comme les enfants, n'ont aucune défense et ressentent les mêmes choses, c'est pourquoi je trouve honteux de les faire souffrir mille mort, en particulier dans les laboratoires de recherche medicale que je condamne, non sur le fond mais sur la forme."
Pour que sa fille se sente mieux, Pilou lui apporte un ours en peluche qui deviendra son nouveau doudou, "murdoch".

BB et Murdoch/cliquer sur la photo 
Quand elle revient chez elle, la petite Brigitte tombe sur sa nouvelle nurse qui l'effraie atrocement. Elle n'a pas encore realisé que sa mère est alitée uniquement parce qu'elle attend un nouvel enfant.
Alors que sa maman est sur le point d'accoucher, Brigitte est "expediée" chez ses grand parents. Elle en est ravie, elle va enfin retrouver sa Dada cherie, qui l'appelle "Brizzie" de son accent italien.
La nuit suivante, on lui annonce qu'elle a une petite soeur: "Qu'est ce que c'etait que ce truc-là, une petite soeur ?
La vie était bien assez compliquée comme ca [...] s'il fallait en plus une petite soeur, moi je ne voulais pas retourner chez papa et maman !"

Accompagnée de son fidèle doudou en peluche et de sa grand-mère qu'elle adore, l'enfant retourne chez elle, là ou sa maman vient de donner naissance à Marie-Jeanne. D'abord réticente, se demandant ce que peut bien faire "ce Murdoch rose et rond" dans les bras de sa mère, Brigitte découvre et accepte petit à petit sa petite soeur...
"Maman m'a mis le Murdoch rose et rond dans les bras avec mille précautions [...] J'ai senti le poid et la chaleur de cette drôle de petite chose braillante , je l'ai embrassée, le contact était établi, je me suis sentie à 3 ans et demi, forte et responsable, j'avais adopté Mijanou."

Brigitte et Mijanou évoluent dans un milieu très bourgeois, elles apprennent donc les bonnes manières. "Maman et papa me l'avaient appris ! Je savais qu'il faut s'essuyer la bouche avant et après avoir bu, qu'il ne faut jamais parler la bouche pleine, qu'il ne faut du reste pas parler du tout car les enfants ne parlent pas à table."

Elle est aussi fascinée par la classe et la beauté de sa mère... "Elle etait si belle. [...] Comme je l'aimais ma maman, comme je l'aimerai toujours ! Elle était si differente des autres dames, elle ne bavait pas en m'embrassant, mais elle me laissait une trace de rouge à lèvres sur le nez et m'appelait son 'petit clown'."

1939, Brigitte et sa maman dans leur maison familiale de vacances

Les deux soeurs s'amusent souvent ensemble, elle courent et chahutent dans l'appartement chic de leur parents. Un soir, alors qu'elles jouent aux indiens, elles font malencontreusement tomber une potiche très précieuse aux yeux de Toty et Pilou. C'est le coup de grâce !
De retour chez lui, le couple Bardot ne se remet pas de cet accident et exige que ses filles, "[qui sont] maintenant des étrangères", les vouvoient !

« "La guerre, la guerre", je n'entendais plus que ce mot-là. »

En 1939, Brigitte à 5 ans. La guerre éclate, et son père part au front.
"J'imaginais une énorme tête hideuse, et mon papa se baladant dessus comme dans les livres d'images. Ce qu'il y faisait restait confus pour moi. Je ne comprenais le danger qu'à travers les conversations des grandes personnes. Et puis, je n'avais plus de petit pain au chocolat, je n'étais pas punie pourtant !"
Si jeune, la petite Brigitte se retrouve à baigner dans une atmosphère de peur et de restrictions dont elle ne comprend pas la raison.

Sa mère essaye d'attirer son attention comme elle le peut; elle lui apprend, à 5 ans et demie seulement, à lire. C'est elle qui assumera l'éducation de ses deux filles durant cette période.

BB retrouve son père, "renvoyé en seconde ligne" puisque "la France avait desoin d'usines et l'usine avait besoin de papa."

Ils se retouvent alors à vivre dans un deux piece lugubre à Paris.
Les bombardements, les sirènes hurlantes, les descentes précipitées dans les caves parisiennes pour se protéger d'éventuelles explosions, ont traumatisé Brigitte. "Encore maintenant, je ne peux entendre une sirène sans voir ressurgir les terreurs effroyables de mon enfance."

C'est à ce moment là qu'un des talent de la petite fille va faire surface ! "Je decouvris avec respect le phonographe à manivelle de papa. C'était magnifique ! C'est là que j'ai commencé à danser ! C'etait une force qui me venait du ventre."
Sa mère la découvre et, ravie, lui apprend alors à marcher avec un pot rempli d'eau sur la tête, pour lui assurer un maintien irréprochable. "Si je me voutais, je recevais l'eau sur la tête et une claque sur la joue !"

Il est alors décidé que l'enfant doit prendre des cours de danse classique une fois par semaine ! Sa mamie lui confectionne une tunique de soie rose pâle et ils achètent aussi les indispensables petits chaussons de pointe.

 

"J'apprenais mieux les pliés, les degagés, les entrechats et les glissades que le calcul, les dictées, les leçons de choses !"
Très douée, elle remporte à 7 ans le prix de sa classe.

Pendant ce temps de guerre, toute la famile habite dans un tres grand appartement mais n'occupe que quelques pieces de celui-ci: "Nous avions beau habiter un palais au 5e etage, nous vivions dans trois pieces et les autres restaient fermées et glacées ! Papa [...] remontait à la sueur de ses bras grâce au monte-charge, des seaux de charbon que la chaudiere engloutissait avec un appetit d'ogresse ! Il fallait être très économe car le charbon nous etait distribué avec parcimonie, c'est pourquoi nous étions entassés dans les trois pièces du fond de l'appartement."


La mamie de Brigitte l'emmène à la danse, et sa nourrice "Dada", qu'elle adore, lui prépare des plats avec ce que les restrictions alimentaires du moment lui permettent... "Une fricassée de rutabagas et de topinambours assaisonnés à la margarine, suivis d'un gateau de son à l'ersatz de chocolat... C'était pas terrible ! "

Quand la petite fille loge chez ses grand-parents à cause du couvre-feu, son grand père surnommé "le boum", se précipite à son chevet à la moindre alerte :"Le boum me transportait tout endormie dans le lit de Mamie et pendant qu'ils récitaient leur chapelet, je continuais ma nuit, le tête sous l'oreiller pour ne pas entendre les déflagrations de la D.C.A.."

 
"Le Boom", grand-père maternel

Au cours de danse, Brigitte n'a pas le temps de se faire des amies, suprotegée par sa grand-mère, sa mère et leur bonne. Le seule compagne de jeu, affirme-t-elle, est sa petite soeur Mijanou dont les cheveux roux ondulés complexent incroyablement sa grande soeur qui ne comprend pas pourquoi elle se retrouve avec "des baguettes de tambour chatain en guise de chevelure" !

C'est à cette période qu'un événement va changer le regard de la petite Brigitte sur sa famille, et plus particulièrement sur ses parents...

«Un jour, les parents sortent et nous confient à la bonne. Nous jouons aux Indiens en nous cachant sous une table juponnée qui nous servait de tente. [...] nous nous prenons les pieds dans la nappe qui glisse, tombe, entraînant dans sa chute une potiche chinoise de toute beauté à laquelle maman tenait comme à la prunelle de ses yeux !

[...] Nous recevons chacune deux gifles (ndlr de la bonne) !

Quand papa et maman sont rentrés, nous étions cachées dans le placard à balais, tremblantes, sachant que la punition allait être très sévère. La bonne fut congédiée immediatement. Je l'enviais de pouvoir s'en tirer à si bon compte. Quant à Mijanou et moi, nous reçûmes chacune vingt coups de cravache sur les fesses, administrés par un papa blanc de rage !

Ce n'était pas tout !

Maman, hors d'elle, fit tomber sur nous un sentence, brève, sèche, sans appel et déterminante : "A partir de maintenant, vous n'êtes plus nos filles, vous êtes des étrangères et comme les étrangers, vous nous direz "Vous" ! Dites-vous bien que vous n'êtes pas chez vous ici mais chez nous ! Que rien de ce qui est ici ne vous appartient, que cette maison n'est pas la vôtre." »

Brigitte a 7 ans et doit, à partir de ce moment précis, dire "vous" avec beaucoup de difficultés, confie-t-elle, aux êtres qui lui sont le plus chers.

"Et depuis, je me suis sentie étrangère au sein de ma famille. Car c'est à cet instant que j'ai ressenti pour la première fois l'impression de solitude, d'abandon, de désespoir, l'envie de mourir aussi. Sentiments qui m'ont suivie tout au long de ma vie."

Mal dans sa peau, l'enfant pleure souvent en comparant sa vie avec celle d'une de ses connaisances, une petite fille prénommée Chantal gâtée par sa mère depuis que son père a trouvé la mort à la guerre...

Bientôt, alors qu'elle a deja neuf ans, un evenement souvent désagréable dans la vie d'un enfant, vient à nouveau troubler Brigitte ! Alors qu'elle rentre de son cours de danse, seul détail de sa vie qui épanouit la petite fille, son père la prend fermement par la main pour lui annoncer, d'un ton sérieux, que le père noel... n'existe pas !
"Je continuais de sourire, un peu crispée, me demandant pourquoi papa me faisait une farce aussi stupide.

C'était fini, mon enfance était morte avec ses contes de fées, ses merveilleux rêves, ses illusions. Je pleurais beaucoup apres cette découverte; je pleurais ma naiveté, ma confiance, mon émerveillement des choses."

N'étant pas douée à l'ecole, contrairement à sa soeur, ses parents l'envoient étudier chez les religieuses !

"C'était odieux". Elle attrappe une pneumonie qui, ironiquement, la sauve de cet endroit austère. Ses parents l'envoient chez Chantal et sa mère dans une petite fermette normande...

Au bout de quelque temps, Brigitte s'ennui de sa famille et en perd l'appetit. La mère de Chantal appelle alors ses parents, et son père decide de venir la chercher le 6 juin... jour où les alliés debarquent ! Plus de car, plus de téléphone, plus rien. Pilou Bardot devra faire ving kilomètres à pieds pour venir chercher sa fille. "Il s'assit et nous raconta le debarquement, c'est-à-dire ce qu'il en avait appris depuis Paris."

BB repart le soir même, ving kilomètres dans le sens inverse sur le dos de son père. Elle en gardera un souvenir emu.

 
Fin de la guerre

"C'était les deniers soubresauts d'une guerre qui allait finir.
      Son agonie fut violente."

En aout 1944, Paris est liberé. Brigitte decouvre le chewing-gum et le chocolat distribué par les soldats americains.

Elle n'aime pas le chewing gum et s'en sert à l'école, étant un cancre, comme monnaie d'échange pour acheter des bonnes réponses !
"Le truc marcha trois jours ! Lorsque la maitresse se rendit compte que j'avais exactement la même copie que ma voisine, elle fit un beau scandale."

En attendant la suite, une video retraçant les premières années de la vie de Brigitte Bardot :


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